Pourquoi inclure des animaux en thérapie ?
Une approche thérapeutique innovante et naturelle
L'inclusion d'animaux à l'intérieur des processus thérapeutiques apporte une véritable motivation. Les séances sont perçues comme du jeu et non pas comme une intervention thérapeutique. La rencontre avec l'animal et la nature est souvent synonyme d'épanouissement et d'acquisition de l'autonomie et induit une prise d'initiative, une confiance en soi et une valorisation de l'individu.
Les animaux ont gardé leur instinct primaire contrairement à l'homme qui s'en est éloigné au fil de l'évolution. Les côtoyer nous permet de nous reconnecter avec notre instinct et nos besoins primaires et de nous relier à la nature. Comme les jeunes enfants et un certain nombre de personnes en situation de handicap, les animaux vivent dans l'ici et maintenant, ils ont une vision du temps totalement différente de la nôtre.
L'animal offre une caractéristique essentielle dans le travail avec la personne handicapée : il est non jugeant. Rien dans son regard ou dans son attitude ne laisse entendre le rejet, l'incompréhension. Il accepte globalement la personne handicapée pour autant que celle-ci le respecte dans sa réalité d'animal.
Les animaux apportent apaisement et détente. Ils favorisent un climat propice au langage et à l'apprentissage car ils permettent d'améliorer l'attention, de se relaxer.
Très forts en communication non-verbale, ils nous invitent à communiquer autrement ce qui peut être très riche aussi bien pour les personnes non-verbales que pour celles qui ont accès au langage.
Ils amènent à améliorer de multiples capacités comme l'empathie, le respect, la coopération et le travail d'équipe.
Même le pansage, le soin apporté à l'animal fait référence au soin de soi.
Les animaux permettent à la personne de se recentrer, lui apportent une forme de contenance qui favorise la gestion des émotions et diminue les troubles du comportement.
Les chiens sont les animaux les plus utilisés dans les thérapies assistées avec les animaux. Il a été prouvé qu'ils aident à améliorer la santé et le bien-être des patients.
Les études concluent que la présence d'un chien se traduit par une augmentation des comportements sociaux et fait référence à l'effet calmant des chiens.
Pour des personnes qui souffrent de dommages cérébraux, interagir avec ces animaux sert d'encouragement et de manière de rester actifs. Leur donner à manger ou réaliser des activités avec eux les stimule sur le plan mental.
Le lien qui se crée entre le chien et la personne va au-delà d'une affection mutuelle. Beaucoup considèrent que ce dernier est similaire au lien qui existe entre une mère et son bébé.
Jouer avec eux, réaliser des activités de flexions, de torsions ou marcher permet de renforcer les muscles, les os et les articulations.
Grâce à des actions simples comme caresser l'animal, lui donner à manger, prendre soin de lui ou lui brosser les poils, on obtient une plus grande domination de certains mouvements spécifiques, surtout ceux des mains et des bras.
On a coutume de dire, dans le monde équestre, qu'évoluer au contact des chevaux est une véritable école de la vie. La patience, le sens des responsabilités, la volonté, le calme, la rigueur, la confiance en soi sont autant de qualités que le cheval nous permet de développer.
Le cheval est un véritable récepteur de nos émotions, un miroir de nos ressentis. Grâce à cet effet miroir, il va permettre à la personne de cerner plus finement ses propres émotions.
Il peut se révéler un aide-soignant très compétent pour accompagner des personnes handicapées physiques ou souffrant de troubles psychologiques. L'animal exerce alors un rôle protecteur.
Le cheval accepte de nous porter et cette sensation de portage renvoie la personne à son expérience de prime enfance, voire même intra-utérine.
L'équilibre, souvent précaire du fait du handicap, est développée grâce au pas de l'animal, allure lente et donc rassurante et agréable qui mobilise le bassin.
Le rythme du pas du cheval est le même que le rythme cardiaque (environ 70 pas par minute), il est donc agréable et a un effet apaisant.
L'équitation procure un réel sentiment de liberté. La personne peut alors se déplacer sans son fauteuil roulant.
Calmes, affectueux, joueurs, patients et très proches de l'humain, les ânes sont des partenaires remarquables en thérapie. Ce sont des animaux grégaires. Pour être bien dans leur tête et leurs sabots, ils ont besoin de vivre au pré en troupeau avec d'autres ânes.
Bien qu'ils soient les cousins des chevaux, leur caractère est très différent. Ils ont besoin de temps pour créer une relation de confiance avec un humain mais une fois ce lien de confiance établi, il est très puissant.
Leur tempérament calme et affectueux est très apaisant et rassurant. Quand ils ressentent que l'humain est en insécurité, ils n'hésitent pas à se coucher par terre pour qu'il vienne leur faire un gros câlin.
Ils sont intelligents, dotés d'une bonne mémoire. Confiants, endurants, des pieds sûrs, ils sont des partenaires idéals pour les balades en extérieur.
Ils nous amènent à vivre à un autre rythme, à poser notre montre et à prendre le temps nécessaire pour leur laisser faire les choses.
Ils sont les champions pour nous apprendre le lâcher prise, l'acceptation et le respect de l'autre.
Les personnes avec autisme et les animaux pensent en images, il est donc plus facile pour eux de se comprendre, comme en témoignent plusieurs personnes ayant le syndrome d'Asperger.
Avec l'animal, la relation est claire, simple et honnête et, cela, certaines personnes autistes le ressentent. Avec les humains, ce n'est pas la même chose, il y a tout le temps un mélange d'émotions qui rend les choses plus compliquées.
L'établissement d'une relation privilégiée avec l'animal les aidera à développer, si possible selon le niveau de la personne, les compétences d'habiletés sociales, de jeu, d'empathie, de respect.
L'animal permet en outre d'enrichir les centres d'intérêts qui sont souvent restreints et répétitifs.
La rencontre avec un animal offre des expériences multi-sensorielles propices à la découverte et à l'apprentissage de la gestion des particularités sensorielles souvent présentes dans l'autisme.
Les objectifs seront individualisés : pour les uns, il s'agira de développer l'affect, à travers le toucher notamment, pour d'autres de travailler l'habileté, pour d'autres encore la confiance en soi et la valorisation de la personne.
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